Les mots nous désâment

Savais- tu que les plumes sont des armes

Qui font parfois couler des larmes

Quand elles touchent en plein coeur

Le berceau de nos douleurs

Et qu'on revient fâné 

De ce combat insensé

 

Savais-tu que les mots sont infidèles

Qu'ils trahissent en secret nos pensées rebelles

Quand ils s'échappent sournoisement

En emportant nos sentiments

Pour les coucher sur des pages

En en violant les amarages

 

Savais-tu que les lignes sont des silences

Qui se brisent souvent dans nos démences

Quand on leur prend leur âme

A coup de mots profanes

Et qu'on les sacrifie

Au gré de nos envies

 

Mais savais-tu que les pages sont des anges

Fidèles gardiennes des temps qui changent

Quand elles retracent dans nos mémoires

Les guerres et les victoires

 Qu'on a fini par gagner

A force de nous désâmer

Atiléa

 

7 votes. Moyenne 4.00 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×