Epilogue aux Amants Déchus

 

 

Au commencement était le verbe aimer

Mais dans une tragédie le sort s'est noué...

 

Pauvres personnages voués quoiqu'il en coûte,

A jouer leur rôle, bataillant sur quelques croûtes.

Vaine insolence que tenter s'affranchir du destin,

La rancoeur nourrit en eux de sombres desseins.

 

On peut s'indigner, on peut supplier,

Le rideaux se lève sur leur fin, qu'importe leurs actes,

Tout est écrit !

 

On peut pleurer, on peut s'abandonner,

D'entrée de scène, le dramaturge a signé leur pacte,

Tout est fini !

 

En aucun cas jamais on ne peut éspérer,

Même en apparté, à se ressort échapper.

 

Pauvres acteurs jusqu'au coeur dévoués,

Protagonistes de leur mort annoncée.

 

Pauvres êtres éffrités,

 L'un contre l'autre frottés

Qui se soulagent de cris et de douleurs.

 

Pauvres choses apeurées,

L'une contre l'autre usées,

Côté jardin mais spectateurs

De l'éclat de leurs coeurs.

 

 Atiléa

 Pensée aux acteurs de la violence conjugale,

 pour qu'ils aient le courage de quitter la scène

 avant la fin de la représentation...

 

 

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